LES PODIUMS NE MENTENT PAS : LA FAUSSE PROMESSE DE L’INCLUSIVITÉ DANS LA MODE

Lors des Fashion Weeks automne/hiver 2025, la représentation des mannequins de taille moyenne (mid-size) et grande taille (plus-size) a connu une régression notable.

Selon Vogue Business : “Sur les 8 703 looks présentés à New York, Londres, Milan et Paris, seulement 2 % étaient portés par des mannequins de taille moyenne (US 6-12), et seulement 0,3 % par des mannequins grande taille (US14+), soit une baisse par rapport aux saisons précédentes”

Un recul net par rapport aux saisons précédentes, alors même que les discours marketing autour de la diversité n’ont jamais été aussi omniprésents.
Face à cette contradiction flagrante entre l’image projetée et la réalité observée, une question s’impose : l’inclusivité dans la mode est-elle devenue un mirage marketing ?


Selon les rapports de Vogue Business, la représentation des mannequins de taille moyenne (US 6-12) et grande taille (US14+) a diminué de manière significative :

“La saison Printemps‑Été 2025 (SS25) n’a pas non plus marqué de tournant, avec des chiffres stagnants : 2,1 % de looks mid-size et 0,4 % plus-size.” Selon Vogue Business.

Cette baisse est d’autant plus préoccupante puisqu’elle ne s’accompagne d’aucune évolution.

À en croire les dernières analyses de Vogue Business, la représentation des corps non standards suit une pente descendante :

Alors qu’en 2022, les podiums semblaient ouvrir la voie à plus d’inclusivité, cette tendance s’est brutalement inversée. Et pourtant, les marques continuent de communiquer sur leur prétendue ouverture à toutes les morphologies.

Il suffit parfois d’un seul look plus-size pour créer l’illusion du progrès dans un défilé entier et pour en faire le buzz. Les marques savent comment capitaliser sur l’image d’un modèle plus “hors norme” pour s’assurer des retombées presse, sans pour autant changer fondamentalement leur manière de créer ou de caster.

-> C’est ce qu’on appelle le tokenisme : Utiliser un individu issu d’un groupe minorisé pour symboliser une diversité qui n’existe pas vraiment.

Sauf que l’inclusivité ne peut pas être un slogan sans action. Et la diversité corporelle ne devrait pas être un « effet de mode », elle devrait être la norme.


Certaines maisons de mode continuent à capitaliser sur l’image d’une mode « pour tous » sans jamais l’incarner réellement. Mais heureusement, selon plusieurs analyses de Vogue Business portant sur les Fashion Weeks SS24, certaines maisons font figure d’exception, comme la marque française Balenciaga à Paris avec environ 6,9 % de looks mid-size et 1,1 % plus-size, et aussi Moschino à Milan qui affichait près de 9,1 % de looks portés par des mannequins mid-size et plus-size combinés. Même si ce n’est pas la majorité des marques, on les félicite et on encourage les grandes maisons de couture à faire de même.


Et toi, tu veux du vrai changement, ou juste l’illusion du progrès ?


SOURCES :
Vogue Business – Size Inclusivity Report AW25
A Sustainable Closet – Plus-size is not a trend
Fashion Dive-2025 Runway Representation Data

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